Les mémoires de la guerre d’Algérie sont à l’honneur au Lycée Averroès avec B. Stora

 


     Dans le cadre du programme d’Histoire de Terminale sur les mémoires de la guerre d’Algérie, le Lycée Averroès a eu l’immense honneur d’accueillir ce 1er mars l’éminent spécialiste de la question algérienne, Benjamin Stora.

 

     Lors de son intervention, Benjamin Stora a tout d’abord traité de l’urgence de casser le silence autour du passé colonial de la France, notamment en Algérie. En effet, toute question taboue et qu’on s’efforce de laisser enfouie dans la mémoire collective, surgira nécessairement et d’autant plus fortement, tôt ou tard. D’autant plus que cette question touche, directement ou indirectement, du côté du nationalisme français ou algérien, plus de 7 millions de personnes, toutes générations confondues.

     Voilà pourquoi il faudrait, selon lui, traiter ouvertement du sujet, mais cela ne suffit pas : il faut le faire avec justesse et objectivité, tant que possible, pour ne pas amplifier les frustrations déjà existantes. Se concentrer sur les nombreuses mémoires partagées plutôt que les mémoires conflictuelles tout en essayant de comprendre les motivations de chacun des partis permettrait de dépassionner le débat et d’avancer plus sereinement.


    Après quoi les élèves ont profité de la séance de questions-réponses avec le Professeur Benjamin Stora pour poser leurs nombreuses et pertinentes questions.
     Cette très belle rencontre s’est conclue sur une séance de dédicace.

 

     Merci à Madame Afejjay et Monsieur Pieterarens, professeurs d’Histoire-géographie au sein du Lycée Averroès, d’avoir pris l’initiative d’inviter Monsieur Stora. Merci à Monsieur Stora de nous avoir honoré de sa présence et de nous avoir inspiré quant à son brillant parcours, marqué par l’engagement, la citoyenneté et surtout la recherche de connaissance. Les élèves du lycée auront retenu qu’il ne fallait pas “rester prisonniers d’une seule histoire” et surtout que le passé étouffé a des retombées sur le présent, et continuera à en avoir tant que l’urgence d’un débat ouvert – urgence du côté algérien et français – n’est pas réglée.