Le printemps arabe
La France, pays des droits de l'Homme, est le premier pays qui se révolta contre l'injustice, l'inégalité et l'abus de pouvoir envers les citoyens. Rappelons d'ailleurs qu'il est du devoir de chacun de défendre ces droits et cette inaliénable valeur qu'est la liberté.
Dans de nombreux pays, les valeurs de liberté, d'égalité et de justice sont de l'ordre de l'utopie. Même si la soif de liberté et de changement n'est pas le fait de tous les pays à travers le monde, il semblerait qu'elle soit à l'origine du « Printemps arabe », ce grand mouvement de révolution qui a touché le monde arabe où les fleurs de liberté et de justice se sont enfin mises à bourgeonner.
Ces révolutions, semblables à celle de 1789, nous rappellent à chacun, citoyens du monde, et en particulier à nous, qui sommes les citoyens du pays des droits de l'Homme, notre devoir de soutenir cet élan vers la justice et la liberté et d'apporter à ces pays une aide, aussi minime soit-elle.
Tout commença le 17 Décembre dernier, par le geste désespéré d'un homme, Mohamed Bouazizi, qui, en s'immolant par le feu, révéla au monde la détresse d'un peuple opprimé : une manière de montrer à chacun que c'était la liberté de ce peuple qui brûlait peu à peu, une manière de dénoncer haut et fort l'injustice et la corruption qui régnaient en Tunisie, et de montrer du doigt les méthodes peu scrupuleuses d'un président qui n'avait pas hésité à profiter de son statut pour étouffer le peuple et le priver de ses droits les plus élémentaires, allant jusqu'à lui retirer toute dignité.
Ce vent de liberté qui souffla en Tunisie toucha également l'Égypte et la Libye, où dictateurs et tyrans furent renversés par la volonté d'un peuple qui osa briser ses chaînes.
Pour ces trois pays, l'heure est à la reconstruction, une reconstruction à tous les niveaux, que ce soit sur le plan économique, politique ou même social. Ces pays sortent d'une guerre et doivent, après avoir été si longtemps privés de liberté, s'atteler dorénavant à construire leur propre démocratie.
Même si les choses semblent être en bonne voie en Tunisie, où les taux exceptionnels de participation aux dernières élections montrent une volonté de changement plus que certaine de la part du peuple tunisien, d'autres nations, comme la Syrie et le Yémen, désespèrent de goûter un jour aux délices de la liberté et continuent de souffrir d'une abominable et sanguinaire répression, sous les yeux d'une communauté internationale qui se contente de ne faire que quelques déclarations de bonnes intentions.
En tant que citoyens français, et simplement en tant qu'êtres humains, nous avons le devoir de nous indigner contre cette situation plus qu'intolérable, et qui n'a que trop duré, et nous nous devons d'intervenir dans ces pays et de leur apporter notre soutien inconditionnel pour qu'ils commencent enfin à bâtir leur démocratie et à jouir pleinement de la liberté, auquel tout être humain a droit.



