« "L'esclavage moderne : quand les enfants se font exploiter dans les usines indiennes."»
Par Maryam EL HAMOUCHI
« C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe »
En 1759, dans Candide, Voltaire dénonçait par cette citation l’esclavage des nègres. De nos jours, beaucoup de personnes pensent que l’époque de l’esclavage est révolue mais cela est faux, il persiste bien qu’il ait été aboli officiellement en 1848.
L’esclavage contemporain est plus masqué mais toujours aussi présent. Après les civilisations précolombiennes asservies au XVIème siècle puis la traite négrière, ce sont aujourd’hui des enfants qui sont réduits à l’esclavage.
Les chiffres sont alarmants. A travers le monde environ 215 millions d’enfants travaillent. Parmi eux, 115 millions sont soumis aux pires formes de travail, à savoir (liste non exhaustive) :
-Travaux susceptibles de nuire à leur santé (mines, usines libérant des gaz toxiques…)
-enfants soldats.
-exploitation sexuelle : prostitution, pornographie…
-activités illicites comme la production et le trafic de drogue.
-servitude pour dettes.
-travail domestique.
La plupart des enfants travaillent à plein temps, principalement en Afrique subsaharienne et dans les Pays en Voie de Développement, dont l’Inde. Ce pays totalise environ 60 millions d’enfants travailleurs. C’est un des tristes records d’une composante du BRICS. Les nombreuses délocalisations des firmes multinationales en particulier occidentales ont permis l’augmentation du nombre d’ouvriers mineurs.
A quel profit les prive-t-on de leur enfance ?
La réponse est simple, pour que nos enfants occidentaux puissent vivre dans l’opulence grâce à une consommation de masse engendrée par les bénéfices des entreprises internationales. Les enfants n’ayant aucune idée de leurs droits sont sous-payés et exploités au profit du bien être des consommateurs qui, grâce à cette exploitation, peuvent acheter des produits bien moins chers !
C’est une violation des Droits des Enfants inacceptable que nous cautionnons, nous consommateurs.
En effet l’article 32.1 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (1989) stipule :
« Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation
économique et de n'être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à son développement physique, mental, spirituel, moral ou
social. »
Nous nous devons d’agir pour qu’il y ait moins d’injustices dans le monde et pour empêcher la destruction physique et psychologique que subissent ces malheureux enfants. Agissons pour leur offrir la possibilité d’avoir une enfance convenable, de retrouver le plaisir simple de jouer et de mener une vie digne de ce nom.



